Les origines de «l'affaire» Santos

 10/12/2008

1er octobre: Durant la rencontre de Ligue des champions Atletico Madrid - Olympique de Marseille, des échauffourées éclatent entre la Guardia Civil et les supporters marseillais. L'objet du litige: une banderole à tête de mort, soi-disant de caractère fasciste, que les forces de l'ordre veulent décrocher. Au mépris des règlements de l'UEFA en matière de sécurité, les coups de matraque pleuvent indistinctement. Au cœur de la mêlée, Santos Mirasierra pousse un des policiers. Après le match, au pied du bus du retour, il est arrêté et placé en garde à vue.

 14 octobre: L'UEFA sanctionne l'Atletico de trois matches à huis clos, dont un avec sursis, et 150 000 euros d'amende. Après un premier appel, le Tribunal arbitral du sport réduit la peine en dernière instance à un match à huis clos et 75000 euros d'amende. En ce 19novembre, le TAS reconnaît toutefois que le club espagnol a commis «plusieurs erreurs graves en matière de sécurité».

6 novembre: Le procureur du tribunal de Madrid réclame huit ans de prison contre Santos Mirasierra - quatre pour «désordre public», quatre pour «atteinte à l'autorité publique». Colère à Marseille.

3 décembre: Santos Mirasierra est jugé au tribunal pénal de Madrid.

5 décembre: Faute de «preuves matérielles», la justice espagnole s'appuie sur une jurisprudence qui permet «d'attribuer le résultat d'un acte à tous ceux qui sont intervenus pour le commettre», et condamne Santos Mirasierra à trois ans et demi de prison ferme pour «atteintes à agents de l'autorité avec usage d'un objet dangereux».

9 décembre: Santos Mirasierra, qui a fait appel, est libéré sous caution.

Source: Le Temps

Simon Meier