Le détective Nicolas au rapport 24 Heures du 10.01.2004 Arrestation de 9 voleurs à l'étalage à Lausanne

 10/01/2004

Le détective Nicolas au rapport
TÉMOIGNAGE Un agent de sécurité raconte comment lui et ses collègues ont intercepté, il y a deux jours, une bande de 9 voleurs mongols à Lausanne.
F. O.-G. 24 Heures du 10.01.2004

« Depuis quelques jours, certains magasins de Lausanne constatent une recrudescence anormale d'étiquettes arrachées et de plaquettes d'antivols enlevées sans avoir été forcées », explique Christian Python, directeur de Python-Sécurité by Secumag S. àr. l. Son entreprise est basée à Carouge (GE) et il travaille pour plusieurs clients lausannois. Il explique que ses agents ont procédé à diverses interpellations. Mercredi, « une bande de trois Algériens qui volaient un costume et, en fin de journée, une Marocaine qui dérobait pour 450 francs d'articles pour enfants ». Jeudi, Christian Python renforce son effectif: « Une personne de Sierra Leone est interceptée » et son équipe met fin aux agissements d'une bande organisée d'origine mongole.

« En surveillance à X ... »

Le détective Nicolas présente sa version des faits concernant la , journée du 7 janvier. « En surveillance à X, à Lausanne, avec deux collègues, je constate que deux hommes de type asiatique sont statiques devant l'entrée principale du magasin, rue du Pont. J'aperçois deux femmes également du même type ainsi qu'un troisième homme que je reconnais pour plusieurs vols. Cet individu M. B ., sort du magasin avec les deux femmes, donne trois sacs aux deux hommes qui attendaient devant la porte d'entrée principale. Les deux femmes continuent leur chemin comme si de rien n'était. Puis ils entrent dans le magasin Y Chaussures. Les deux hommes, quant à eux, se dirigent vers la parfumerie et une autre boutique (...). A la sortie, ils font mine de ne pas se connaître. Ne pouvant pas surveiller tout le groupe, je demande à mon collègue de surveiller les deux premiers hommes puis je prends en filature les deux femmes et M. B. Ceux-ci se rendent au magasin de sport en dessus de X. Ils y restent environ dix minutes. (...)

Les neuf personnes se réunissent et nous décidons de les interpeller. C'est à ce moment que l'un des individus jette un objet dans les buissons. Je le récupère, c'est un aimant pour retirer les antivols*. Ensuite, je regarde qu'il y ait bien des marchandises apparemment volées dans les sacs, je peux constater un grand nombre de paires de gants en cuir, des parfums, des habits, des couteaux de cuisine neufs. La situation dégénère. Une des femmes tente de prendre la fuite et de se débarrasser de quelque chose. J'appelle le 117, nous essayons de gagner du temps pour permettre à la police d'arriver. Ils acceptent de présenter une pièce d'identité. Ce sont des ressortissants de la Mongolie. La police arrive avec deux voitures, sirènes, feux bleus, et emporte tout le monde avec un fourgon venu en renfort. Nous rentrons à X aux environs de 17h30. »

* De plus en plus d'individus en bande ou seul utilisent cette technique ! ( Je ne donne pas des trucs aux voleurs, mais j'informe les commerçants qui ignorent cela et qui sont régulièrement des victimes )

24 heures, 10.01.2004, p. 25